Le dossier technique

Unité somato-psychique de l’organisme

Toute la vie d’un individu est conditionnée par le bon fonctionnement de son système nerveux central dans ses aspects neurosensoriels, neurovégétatif, et neuropsychique. C’est le système nerveux qui reçoit les informations en provenance du milieu extérieur et de l’intérieur de l’organisme, qui intègre la totalité de ces informations, et qui produit la commande motrice permettant l’adaptation au milieu.

Ainsi, l’être humain est un véritable complexe somato-psychique. Un complexe n’est pas seulement la somme de ses parties mais une entité nouvelle à part entière destinée à remplir une fonction bien définie. Le complexe somato-psychique implique d’une part le soma, c’est-à-dire le corps dans son anatomie et dans ses fonctions, d’autre part la psyché, c’est-à-dire l’esprit dans ses dimensions motrice, cognitive et émotionnelle.

De manière schématique, nous pouvons diviser le cerveau en deux parties :

  • La partie haute ou néo-cortex est responsable de nos activités mentales supérieures telles qu’anticiper, prévoir, symboliser, décider, etc. A cette partie sont associés les processus les plus volontaires et les plus conscients.
  • La base du cerveau ou mésendiencéphale est composée d’un grand nombre de centres nerveux régulateurs (l’hypothalamus qui régule la vie végétative et les états affectifs, l’hypophyse qui régule les hormones, etc.). A cette partie sont associés les processus les plus automatiques et les moins conscients.

Les centres nerveux régulateurs ont pour mission de centraliser, activer et filtrer l’énergie nerveuse et d’assurer le contrôle de nos trois modes de vie : la vie de relation, la vie végétative, et la vie psychique.

  • La vie de relation ou vie sensorielle est assurée par le système cérébro-spinal. Elle concerne notre relation avec le monde extérieur par l’intermédiaire des organes des sens : vision, audition, phonation, tact, olfaction.
  • La vie végétative est assurée par le système nerveux autonome qui comprend les systèmes sympathique et parasympathique. Elle concerne la digestion, la circulation sanguine, les sécrétions hormonales, la thermorégulation (mécanisme de régulation de la température interne), etc.
  • La vie psychique dont le bon fonctionnement dépend à la fois de la partie haute du cerveau mais également des mécanismes régulateurs de la base du cerveau. En effet, nos aptitudes mentales, psychologiques, intellectuelles fonctionnent de manière optimale lorsque toutes les zones supérieures du cerveau reçoivent une énergie nerveuse adéquate.

C’est par l’influence régulatrice de ces centres nerveux régulateurs que peut être assurée l’unité somato-psychique remplissant les conditions physiologiques nécessaires au fonctionnement adapté de ces trois modes de vie.

Une explication aux troubles fonctionnels nerveux

Manies, tics, bégaiement, insomnie, angoisse, troubles digestifs, troubles de l’alimentation, allergies, anxiété, spasmophilie, trouble obsessionnel-compulsif (TOC), énurésie, manque de concentration, trouble de l’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA), troubles du comportement, échec scolaire, syndrome dépressif, dyslexie fonctionnelle, dysorthographie fonctionnelle, perte de mémoire, instabilité,  phobies, etc. Autant de troubles pour lesquels il n’est pas retrouvé de cause organique et pour lesquels les traitements médicamenteux s’avèrent souvent peu efficaces.

Dans ses travaux, Georges Quertant a émis la thèse que l’origine de la plupart de ces troubles fonctionnels était le dérèglement des centres régulateurs nerveux de la base du cerveau (hypothalamus, formation réticulée, etc.), avec pour conséquences des effets délétères sur les trois modes vie : sensori-moteur, végétatif, et psychique.

Ces troubles fonctionnels nerveux peuvent survenir à la suite d’un événement (naissance douloureuse, choc psychologique, traumatisme crânien, etc.) ou de manière insidieuse suite à des agressions répétées (stress, surmenage, pollution sonore, chimique, électromagnétique, etc.). Un pourcentage croissant de la population présente des troubles fonctionnels nerveux. Ces sujets n’étant pas des « malades », au sens où leurs troubles n’ont pas de substratum organique, ne bénéficient donc pas des solutions médicales classiques. Ils restent cependant handicapés, parfois lourdement, dans leur vie psychologique, dans l’épanouissement de leur personnalité, et dans leur capacité à s’intégrer dans la vie sociale.

Recherches et conclusions de Georges Quertant

Au cours de ses travaux, Georges Quertant s’est particulièrement intéressé à l’œuvre de Claude Bernard, le père de la physiologie et de la médecine expérimentale, qui par ses écrits et sa philosophie a bouleversé le monde scientifique de son époque. Dans sa première leçon des « Leçons sur les tissus vivants » (1866), Claude Bernard fait la proposition suivante :

« La manifestation des phénomènes de la vie est soumise aussi à cette double condition qui se trouve, d’une part dans l’être vivant, c’est-à-dire dans l’organisme manifestant le phénomène, et d’autre part dans le milieu où vit cet être organisé. Si l’on altère ou si l’on détruit l’organisme, sans modifier le milieu, la vie s’arrête aussitôt. Altérez ou supprimez le milieu, en laissant l’organisme intact, et la vie cessera également. Le phénomène vital n’est donc tout entier ni dans l’organisme seul, ni dans le milieu seul : c’est, en quelque sorte, un effet produit par le contact entre l’organisme vivant et le milieu qui l’entoure. »

« La physiologie embrasse donc deux ordres distincts d’études : l’étude de l’organisation et l’étude des milieux dans lesquels les parties organisées ou vivantes peuvent manifester leurs propriétés. »

Suivant le conseil du père de la physiologie, Georges Quertant étudia donc en autodidacte les sciences physiques (air, son, chaleur, lumière) et la physiologie du système nerveux central. Ainsi, il lui fut possible de mieux comprendre les effets produits par le milieu sur l’organisme nerveux.

Un autre passage des « Leçons sur les tissus vivants » de Claude Bernard attira l’attention de Georges Quertant. En effet, l’auteur écrit dans sa dixième leçon :

« … En apprenant à manier ces organes nerveux et qui servent de régulateurs aux fonctions, la physiologie nous donnera des moyens d’action sur les manifestations les plus élevées des êtres vivants. »

Et Georges Quertant de proposer dans son « Hommage à Claude Bernard » (1949) :

« En les écrivant, ces lignes, Claude Bernard n’ouvrait-il pas une nouvelle voie à la pédagogie ? et cela en pleine conscience et sûr de ce qu’il avançait. (…)

N’incitait-il pas les pédagogues à instaurer une pédagogie ayant pour base la neuro-psycho-physiologie expérimentale ? (…)

Ne donnait-il pas la clef d’un des plus grands problèmes touchant l’amélioration de l’être humain ? (…)

Il était évident que Claude Bernard préconisait de créer et de réaliser une gymnastique des agents et centres nerveux en parallèle et en analogie à la gymnastique musculaire. »

Dès lors, Georges Quertant commença à développer la culture psycho-sensorielle Quertant. Dès 1911, alors qu’il était pianiste, chef d’orchestre, compositeur et professeur de piano, il étudia avec son frère Maxime, médecin à l’asile Duruy d’Amiens, l’influence de la musique et des images sonores codifiées selon les loirs de l’harmonie sur le comportement humain. Cependant, les technologies de conservation et de reproduction du son n’étant pas développées, ses travaux réalisés grâce à son septuor, bien que prometteurs, étaient rendus longs et difficiles. De la modalité auditive, Georges Quertant évolua donc vers la vision qui lui parut plus puissante du fait de la précision de son organe sensoriel (l’œil) et de la richesse de ses connexions nerveuses (60% du cerveau participant à la vision). Il supposa que les résultats obtenus avec l’excitant « sonore » pourraient être obtenus avec l’excitant « lumière », élément plus stable et plus facilement maniable. L’expérience fut concluante et la culture psycho-sensorielle Quertant s’orienta ainsi vers la vision pour :

  • examiner la capacité fonctionnelle des centres régulateurs nerveux de la base du cerveau ;
  • éduquer ou rééduquer ces mêmes centres régulateurs par une sorte de gymnastique appropriée ;
  • éliminer ce faisant la plupart des troubles fonctionnels d’origine nerveuse.

Comment la vision peut agir sur l’auto-régulation nerveuse ?

Dans la vision, l’œil n’est pas tout. Il est avant tout un organe de transmission des excitations lumineuses. Le cerveau joue un rôle prépondérant dans la vision, et l’on estime à 60% la part de l’activité cérébrale consacrée à ce sens. Ainsi, le système visuel entretient des relations avec un grand nombre de structures cérébrales telles que la formation réticulée, système régulateur de l’activité cérébrale, de l’attention, de la fonction neurovégétative, etc. Au plan du développement, il est important de rappeler que le système visuel incluant la rétine, le nerf optique, le chiasma optique, les bandelettes optiques est une expansion cérébrale, notamment du diencéphale. Le système visuel donne donc accès direct à l’activité cérébrale, expliquant que des stimulations visuelles peuvent agir directement sur l’hypothalamus par le biais des voies rétino-hypothalamiques. Dans un rapport non publié sur la culture psycho-sensorielle Quertant (1975), Mossinger écrivait ceci :

« Dans les mémoires richement illustrés, M. Quertant avait donné une interprétation anatomo-physiologique d’un grand intérêt des résultats obtenus avec sa méthode. D’un autre côté, les recherches expérimentales et histologiques ont approfondi nos connaissances sur les relations entre les voies sensorielles d’une part, les centres du comportement et les centres neuro-végétatifs d’autre part, avec intervention de nombreux feedbacks de type cybernéticien. Nous avons consacré, nous-mêmes avec G. Roussy, de nombreuses recherches sur ces connexions. La vision est la fonction sensorielle la plus importante. La rétine est en connexion directe, par des voies rétino-hypothalamiques que nous avons décrites avec :

  • les centres végétatifs supérieurs,
  • les centres hypophyso-régulateurs,
  • les centres psychomoteurs,
  • les centres du comportement situés dans l’hypothalamus,
  • les formations réticulaires qui régissent le fonctionnement de l’isocortex cérébral.

Par des voies spécifiques, les stimulations optiques arrivent au métathalamus (relié à l’hypothalamus), et de là, au cortex optique (area striata) relié lui-même au cortex psycho-visuel, aux centres du langage et aux centres corticaux du comportement. »

Ainsi, les voies visuelles sont bien des voies d’accès aux fonctions involontaires et volontaires, inconscientes et conscientes, aux centres régulateurs des trois vies. Un pourcentage croissant de la population souffre de troubles fonctionnels du système nerveux central sans substrat organique dans les domaines :

  • sensori-moteur,
  • neurovégétatif,

Le plus souvent, les sujets souffrant de ces troubles présentent des troubles de la fonction visuelle. Dans ses travaux, Georges Quertant s’est particulièrement intéressé à la relation entre :

  • les troubles de la fonction visuelle (vie sensori-motrice),
  • les troubles de la vie neurovégétative,
  • les troubles de la vie psychique.

Ce faisant, il a constaté que la rééducation de la fonction visuelle entraîne du même coup la suppression des troubles de la vie neurovégétative et de la vie psychique. Ces trois vies étant soumises au contrôle des mêmes centres régulateurs nerveux, la rééducation de la fonction visuelle rééduque la vie neurovégétative et la vie psychique, soit l’ensemble du complexe somato-psychique. Dans son rapport sur la culture psycho-sensorielle Quertant (1975), Mossinger écrivait encore ceci :

« Les connexions associatives intra-corticales entre l’aire sensorio-visuelle, la zone visuo-psychique, les aires corticales oculo-céphalogyres, l’aire de la cécité verbale (bandelette sensorio-visuelle d’Elliott Smith), les autres centres du langage, le lobe temporal (faisceau longitudinal inférieur), le lobe frontal (faisceau longitudinal supérieur) montrent que les perceptions visuelles qui sont les plus importantes provenant de l’environnement, sont intégrées dans la totalité du système nerveux central et peuvent donner lieu à des réactions affectives complexes, motrices et neuro-végétatives. En résumé, les connaissances anatomophysiologiques actuelles permettent d’interpréter d’une part la coexistence de troubles visuels, de troubles psychiques et neurovégétatifs ; d’autre part les répercussions psychiques et neurovégétatives favorables pouvant être obtenues par le training psycho-sensoriel visuel».

Ainsi, pour Georges Quertant :

  • l’étude de la fonction visuelle permet la détection des dysfonctions des centres régulateurs nerveux ;
  • la rééducation de la fonction visuelle permet la diminution ou la suppression de ces dysfonctions et des symptômes qui en découlent au niveau des trois vies.

La culture psycho-sensorielle Quertant comprend donc deux parties :

  • la détection des troubles fonctionnels des centres régulateurs nerveux,

la phase rééducative ou training.

Le dépistage des troubles fonctionnels nerveux

La fonction visuelle a pour but de nous permettre de voir les choses telles qu’elles sont, là où elles sont. Elle nous permet de nous situer par rapport à l’environnement. Le phénomène final, c’est-à-dire la formation de l’image visuelle, est une matérialisation, une objectivation des mécanismes de cette fonction. Si tout l’arc réflexe qui préside à l’élaboration de l’image visuelle est normal, un sujet est capable de voir un objet tel qu’il est, là où il est, dans sa réalité objective.

Toute déviation de l’image visuelle par rapport à l’objet traduit une dysfonction de l’arc réflexe : œil – centres régulateurs nerveux – cortex. Si l’on ne peut incriminer l’organe récepteur (l’œil) ni le cortex, il demeure que ce sont les centres régulateurs nerveux qui ont mal réagi à l’excitation lumineuse devenue incitation sensorielle.

Les lois de l’optique expliquent les déviations de l’image par rapport à la norme de la façon suivante. Les centres régulateurs nerveux responsables des mouvements de l’œil devraient le diriger de telle façon qu’un faisceau lumineux atteigne le point le plus sensible de la rétine : la fovéa. Dans la situation normale, l’axe d’impression (la lumière incidente) coïncide avec l’axe de projection (chemin apparent de la lumière incidente) et l’image apparaît au sujet telle qu’elle lui est effectivement présentée, là où elle est.

En cas de dysfonctionnement des centres régulateurs nerveux, l’œil n’est pas convenablement dirigé et le faisceau lumineux n’atteint pas la fovéa. L’axe d’impression et l’axe de projection ne peuvent plus coïncider. L’image apparaît déformée au sujet, là où elle n’est pas, de façon différente selon que l’on met en jeu la vision simultanée ou la vision binoculaire. Ces troubles de la fonction visuelle (simultanée ou binoculaire) peuvent apparaître par un dispositif instrumental spécial, un prisme ou un écran. Le diploscope de Rémy est un de ces dispositifs, et il en existe différentes versions suivant les auteurs. Georges Quertant a repris le principe du diploscope et l’a adapté pour les besoins de la culture psycho-sensorielle Quertant. Ainsi, différents types d’images-tests ont été développées, utilisant des couleurs spectrales, des couleurs pigmentaires, des stimuli noirs sur blanc, etc.

La combinaison des ces excitants et des différentes combinaisons géométriques aboutit à une grande variété d’images-tests. La réaction du sujet à ces images-tests peut varier de quatre manières :

  • Le sujet réagit correctement : il perçoit toutes les images-tests dans leur réalité objective. Il n’y a pas de dysfonction des centres régulateurs nerveux. La culture psycho-sensorielle Quertant n’est pas indiquée pour ce sujet.
  • Le sujet réagit de façon exagérée ce qui entraîne des modifications de l’image-test sur le mode de l’hyper-auto-cinésie.
  • Le sujet réagit de façon insuffisante ce qui entraîne des modifications différentes de l’image-test sur le mode de l’hypo-auto-cinésie.
  • Le sujet réagit tantôt par excès, tantôt par défaut : on parle d’instabilité cinésique.

Dans ces trois derniers cas (2 – 4), le degré de modification de l’image-test donne une indication du degré de dysfonction des centres régulateurs nerveux et, en proportion, le bénéfice que pourra tirer le sujet de la culture psycho-sensorielle Quertant. Il est à signaler que le sujet peut réagir par excès à un certain type d’image, puis par défaut à un autre type d’image, selon que l’on manipule la nature de l’excitant. Toutes ces variations très sensibles de la fonction visuelle aux différents excitants sont représentatives des difficultés du sujet à s’adapter à l’environnement, non seulement au niveau de la vie de relation mais aussi au niveau de la vie végétative et psychique. Le taux de nervosisme étant désormais déterminé, il reste à entreprendre la rééducation ou training.

La rééducation des troubles fonctionnels nerveux ou training

Le principe de base

Par analogie à la culture physique, le principe de base de la culture psycho-sensorielle Quertant est que la rééducation a atteint son but une fois que chacun des mouvements pratiqué dans la rééducation est réalisé parfaitement. En matière de culture physique, c’est l’étude analytique des mouvements qui a permis la mise en place d’une gymnastique analytique dont le but est de développer un volume et une puissance musculaires harmonieux, à partir d’efforts judicieusement gradués en poids, haltères, courses, sauts, etc. C’est aussi la constance dans l’effort et la précision dans chacun des mouvements visant la perfection qui distinguent l’expert « athlète » du débutant.

De la même manière en matière de culture psycho-sensorielle Quertant, c’est l’étude des mouvements du système optique suscités par les excitants naturels qui a permis d’établir la succession des images-tests utilisées et qui constituent de véritables « haltères » pour le système nerveux central. Spécifiquement, les images-tests obéissent aux lois de la cristallisation de la matière établies par Haüy. Il y a donc dans la succession des images-tests une graduation qualitative et quantitative au cours de la rééducation. Ainsi, de la même manière qu’un haltère demande au muscle un débit d’énergie musculaire pour l’accomplissement du mouvement parfait, les images-tests de la culture psycho-sensorielle Quertant demandent aux centres régulateurs nerveux un débit d’énergie nerveuse adaptée pour réaliser la vision parfaite de l’image pendant une durée de temps bien définie.

C’est à partir de cette micro-gymnastique des centres régulateurs nerveux que la rééducation permettra d’instaurer progressivement la vision normale des images-tests, c’est-à-dire le rétablissement du fonctionnement normal des mécanismes de régulation des trois vies de relation, végétative et psychique, et de fait la réduction ou la suppression des troubles fonctionnels nerveux du sujet.

Le principe de la correction fonctionnelle

Fondée sur la répétition de l’effort, la culture psycho-sensorielle Quertant est comparable aux autres méthodes éducatives. Ainsi, le professeur de phonétique corrige les erreurs de prononciation en faisant répéter le mot à l’élève jusqu’à ce que le mouvement adapté (la prononciation correcte) soit mémorisé.

De même, le professeur de culture physique veille à l’exécution parfaite des mouvements du corps. En culture psycho-sensorielle Quertant, l’apprentissage se fait au moyen des images-tests qui sont autant d’exercices pour les centres régulateurs nerveux. Par le truchement de « points de référence » que le sujet doit fixer de son regard de temps en temps, il lui devient possible de voir petit à petit l’image normalement telle qu’elle doit être vue. Si une image se déforme pendant la séance de rééducation, le praticien invite le sujet à utiliser à nouveau le « point de référence » comme il utiliserait une béquille pour se tenir droit.

La rééducation consiste à répéter l’effort jusqu’à ce que la perception visuelle correcte devienne automatique. L’acquisition d’automatismes régulateurs nerveux est ainsi progressivement rendue possible. La rééducation s’achève lorsque le sujet voit spontanément et sans effort toutes les images-tests correctement. La volonté n’a plus à intervenir, les automatismes nerveux sont inscrits.

Les conséquences fonctionnelles

La rééducation s’effectue à raison de deux séances par semaine, chaque séance durant trente minutes, jusqu’à ce que le sujet réalise à la perfection toute la série des tests. Au fur et à mesure que le sujet réalise des tests de plus en plus difficiles au plan qualitatif et quantitatif, les troubles fonctionnels nerveux dont il souffre diminuent en intensité et s’espacent jusqu’à disparaître complètement dans 90% des cas.

L’organisme constitue un complexe somato-psychique. En rééquilibrant le système nerveux central par la voie sensorielle, on améliore sa capacité fonctionnelle globale. Les bénéfices de la culture psycho-sensorielle Quertant sur les centres régulateurs nerveux agiront avec la même puissance sur la vie neurovégétative et la vie neuropsychique du sujet. La faculté de voir l’image normalement traduit la transformation profonde du système nerveux central dans toutes ses manifestations.

La culture psycho-sensorielle Quertant rétablit le synchronisme des centres régulateurs nerveux en établissant des automatismes, et ce à partir d’excitants naturels de la cellule nerveuse sans emploi de prisme ou de lentille. Il s’agit d’un retour à une norme fonctionnelle, ce qui explique qu’il n’y ait pas de trouble secondaire ou de transformation des symptômes. Par ailleurs, les résultats sont le plus souvent acquis à vie.

Il est important de noter que de même que la gymnastique physique n’a aucun effet bénéfique sur les coxalgies, le mal de Pott, etc., la culture psycho-sensorielle Quertant est sans effet sur les maladies nerveuses organiques telles que la maladie de Parkinson, une névrite optique, etc. En revanche, la culture psycho-sensorielle Quertant fournit au système nerveux les moyens de créer et de maintenir son propre équilibre, permettant à chacun d’atteindre l’harmonie psychosomatique.

Ainsi, on peut considérer la culture psycho-sensorielle Quertant, suivant la suggestion de son fondateur, comme une neuro-pédagogie. Ainsi que le soulignait le Professeur Chauchard, les exercices de la culture psycho-sensorielle Quertant n’ont pas seulement une valeur curative ou préventive mais également une valeur pédagogique, et ils devraient à ce titre concerner en tout premier chef l’enfant.

Scolarité, études supérieures et fatigue nerveuse

Un pourcentage croissant d’enfants et d’étudiants est fatigable, instable, dyslexique fonctionnel. Bien que d’intelligence normale, ce sont en général des rêveurs, des distraits. Ils ne peuvent se concentrer longtemps sur le même travail et présentent des troubles de l’attention et de la mémoire. De manière générale, l’attention est le pouvoir de fixer et de concentrer le travail cérébral du sujet, ce qui exige l’inhibition de toute influence perturbatrice.

Il est important de noter que l’attention, la capacité de concentration comme d’autres fonctions cérébrales sont soumises au contrôle des centres régulateurs nerveux de la base du cerveau (mésencéphale, diencéphale) sur le cortex responsable des activités les plus conscientes et les plus volontaires. Dans ce contexte, on comprend aisément qu’un dérèglement fonctionnel de la base du cerveau engendre des phénomènes d’inhibition de la pensée, une perte d’un certain degré de conscience et d’attention.

La culture psycho-sensorielle Quertant permet la rééducation du complexe somato-psychique favorisant ainsi l’auto-régulation et la suppression de toutes les formes de dysharmonies fonctionnelles (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dysgraphie fonctionnelles) qui, par les échecs qu’elles entraînent, sont à l’origine de certaines difficultés d’ordre psychologique.

Chez tous les enfants rééduqués par la culture psycho-sensorielle Quertant, on observe :

  • une amélioration des aptitudes intellectuelles et des résultats scolaires grâce à de meilleures capacités de concentration, de mémorisation, de disponibilité, d’attention, d’intelligence permises par un fonctionnement cérébral équilibré ;
  • un retour à la normale du comportement familial et à l’école ;
  • un épanouissement harmonieux de la personnalité.

De nombreux enfants qui avaient été jugés inaptes à suivre un cours normal des études sont devenus, grâce à la culture psycho-sensorielle Quertant, des élèves efficients voire brillants du fait que leurs capacités étaient troublées par un important nervosisme. La culture psycho-sensorielle Quertant permet également aux étudiants d’utiliser pleinement leurs capacités mentales, de développer une acuité intellectuelle remarquable ainsi qu’un esprit d’analyse et de synthèse aiguisé.

Références bibliographiques

Les références ci-après sont les seules références publiques officielles relatives à la culture psycho-sensorielle Quertant. Le lecteur intéressé les trouvera dans les bibliothèques disposant des ces ressources.

 

Articles publiés de Georges Quertant

Quertant, G. (1930). Musique humaine et musique mécanique. Annales de la Société Scientifique et Littéraire de Cannes et de l’arrondissement de Grasse, 2, 1-49.

Quertant, G. (1932). Histoire de la musique de « La Marseillaise ». Annales de la Société Scientifique et Littéraire de Cannes et de l’arrondissement de Grasse, 4, 1-35.

Quertant, G. (1932-1933). La Mélothérapie. Sa synthèse, ses propriétés, sa thérapeutique. Annales de la Société Scientifique et Littéraire de Cannes et de l’arrondissement de Grasse, 5, 1-55.

Quertant, G. (1937-1938). De l’influence des sciences physiques sous la forme ‘Arts’ sur le sensorium et la pensée humaine. Annales de la Société Scientifique et Littéraire de Cannes et de l’arrondissement de Grasse, 9, 39-70.

Quertant, G. (1949-1951). Les vertus climatiques de Cannes et le « complexe somato-psychique ». Annales de la Société Scientifique et Littéraire de Cannes et de l’arrondissement de Grasse, 12, 99-111.

Quertant, G. (1957-1961). Dissertation sur le complexe somato-psychique. L’auto-régulation de ses diverses activités. Déductions d’ordre pédagogique. Annales de la Société Scientifique et Littéraire de Cannes et de l’arrondissement de Grasse, 15, 189-242.

 

Ouvrages publiés de Georges Quertant

Quertant, G. (1937). La culture cérébro-psycho-sensorielle. Ses méthodes d’éducation et de rééducation. Paris: Durand.

Quertant, G. (1943). Nervosisme et culture psycho-sensorielle. Cannes: Aegitna.

Quertant, G. (1949). Hommage à Claude Bernard, ses leçons. Culture « psycho-sensorielle » et prophylaxie nerveuse. Cannes: Aegitna.

Quertant, G. (Année indéterminée). Mémento. La culture psycho-sensorielle. Techniques et méthodes. Cannes: Aegitna.

 

Communications de Georges Quertant

Quertant, G. (1937, July 24-August 1). La culture psycho-sensorielle en psychiatrie infantile. 1er Congrès International de Psychiatrie Infantile, Paris.

Quertant, G. (1951, October 27-30). La culture psycho-sensorielle. 3ème Congrès de l’Union Nationale des Associations Régionales (UNAR) pour la Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence, Marseille.

 

Dissertations universitaires sur la culture psycho-sensorielle Quertant

Sohier, M. P. (1982). Culture psycho-sensorielle. Unpublished Mémoire de master 1 de Psychologie mention Psychopathologie, Université de Nice Sophia Antipolis, Nice.

Ackers, C. (1984). La culture psycho-sensorielle de G. Quertant. Unpublished Mémoire de master 2 recherche de Psychopathologie, Université de Nice Sophia Antipolis, Nice.

Ackers-Larcher, C. (1986). Tentative d’actualisation d’une méthode de neuropédagogie visuelle. Unpublished Thèse de troisième cycle de Psychologie, Université de Nice Sophia Antipolis, Nice.

Prat-Mattelon, V. (1986). Culture psycho-sensorielle Quertant et ses fondements neuro-physiologiques. Unpublished Mémoire de master 1 de Psychologie, Université de Nice Sophia Antipolis, Nice.

Quirot de Poligny, T. (1998). Traitement de l’information visuelle chez les enfants normolecteurs et dyslexiques: utilisation de l’appareillage Quertant. Unpublished Mémoire de master 1 de Psychologie expérimentale, Université de Nice Sophia Antipolis, Nice.

 

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