Comment détecter l’hyperactivité chez l’enfant ?

En France, environ 4% des enfants sont touchés par l’hyperactivité. Le trouble semble atteindre davantage les garçons que les filles. Mais certains experts estiment que les symptômes sont simplement moins flagrants chez les jeunes filles.

Ces signes se manifestent parfois chez le nouveau-né ou le jeune enfant : il pleure sans cesse et a du mal à dormir. A partir d’un an, l’enfant hyperactif grimpe partout, tombe et se fait mal en continu, touche à tout… Voyons en détail les symptômes de l’hyperactivité et les réflexes à avoir.

Les signes qui ne trompent pas

Le premier symptôme auquel prêter attention (c’est le cas de le dire) : votre enfant a du mal à se concentrer en cours ou quand il doit faire ses devoirs. Un enfant hyperactif aura aussi du mal à se concentrer lors d’une sortie scolaire (musée, jeu collectif…). Il perd souvent ses affaires, a du mal à s’organiser, a envie de bouger constamment, est bruyant (cris et pleurs constants chez les plus jeunes)…

Deuxième symptôme assez clair : l’enfant parle constamment et coupe souvent la parole. Quand vous posez des questions à votre enfant, il n’attend jamais la fin de la question.

Troisième symptôme : le corps est constamment en mouvement, en particulier les pieds et les mains. L’enfant a du mal à rester assis tranquillement, que ce soit pendant un repas ou en classe. A des niveaux extrêmes, l’enfant se met en danger : son besoin de bouger constamment – associé à un déficit d’attention – le rend maladroit. Il trébuche, tombe et se fait mal.

Quatrième symptôme : l’insolence envers les adultes. L’enfant hyperactif répond de façon compulsive aux enseignants et aux parents (et même avec les camarades ou les frères et soeurs). Il n’écoute rien et agit sans réfléchir. Ce comportement génère du conflit et des bagarres avec le reste de la classe. Ce qui l’empêche de nouer des amitiés durables et saines. Une frustration qui aggrave à son tour le trouble.

Si votre enfant à moins de 6 ans et que vous avez constaté tous ces symptômes sur la durée, il faut consulter un pédiatre pour poser un diagnostic précis.

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Hyperactivité et TDA

L’hyperactivité fait partie du Trouble du Déficit de l’Attention. Le TDA s’accompagne en effet d’une impulsivité chez l’enfant. On parle alors de TDA-H. Cette hyperactivité s’exprimera à des degrés différents d’un enfant à l’autre. S’il ce trouble est faible, on dira de l’enfant qu’il est curieux ou plein de vie.

Les causes de l’hyperactivité

Le facteur génétique est important : si vous ou vos parents étiez hyperactifs, il y a des chances que votre enfant le soi.

Ceci étant dit, les facteurs externes jouent aussi un rôle :

  • environnement toxique (exposition au plomb ou aux pesticides),
  • médicaments aux effets secondaires (clonazépam, barbituriques…),
  • maladies ou autres troubles tels que la dyslexie ou l’autisme,
  • prématurité ou mauvaise hygiène de vie pendant la grossesse,
  • divorce ou disputes parentales fréquentes,
  • alimentation riche en additifs et colorants (carence de fer)…

L’hyperactivité peut donc être la conséquence de plusieurs facteurs.

Test et traitement

Le test de Conners est le plus utilisé pour diagnostiquer une hyperactivité chez l’enfant. Après le diagnostic, il convient d’informer le corps enseignant : le professeur adaptera ainsi son comportement vis-à-vis de l’enfant et une Assistante de Vie Scolaire (AVS) pourra aussi l’accompagner dans sa scolarité. Il est important que les enseignants sachent que votre enfant n’est pas insolent faute d’éducation, mais qu’il a un trouble avéré.

L’hyperactivité disparaît normalement avant 12 ans, raison pour laquelle on peut se passer des traitements médicamenteux (méthylphénidate). Sauf cas prononcés.

Certaines activités peuvent aider l’enfant à canaliser son hyperactivité : sport (notamment les sports d’équipe), jeux de société en famille, lecture…

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