Quel type de strabisme est le plus courant et comment le combattre ?

Le strabisme est une anomalie visuelle qui se caractérise par un défaut dans l’alignement des yeux. Le fait de loucher est un cas de strabisme et mérite d’être examinée de plus près. C’est la forme la plus diagnostiqué aujourd’hui. Alors comment le traiter ?

Les types de strabisme

Nous savons tous qu’une vision normale chez une personne se définit par des yeux alignés. Ceci étant, si un œil dévie vers l’intérieur, l’ophtalmologue diagnostique une ésotropie qui correspond à un strabisme que le système visuel ne peut compenser contrairement à l’esophorie. Si au contraire, l’un des yeux tend à s’écarter pour dévier vers l’extérieur, on appelle cela une exotropie que le système visuel ne peut compenser contrairement à l’exophorie. L’hypertropie, cas rare, définit la tendance d’un œil à dévier vers le haut. L’hypotropie elle, désigne la tendance d’un œil à dévier vers le bas.

L’ésotropie : le cas le plus courant

Aussi appelée « strabisme convergent », l’ésotropie représente environ 90% des cas de déviation oculaire. On la retrouve plus fréquemment chez les enfants. Elle peut être congénitale, mais peut également survenir bien plus tard. Pour un nourrisson, ce type de déviation oculaire est normal parce que le système visuel de bébé n’arrive pas encore à maturité, il est en cours de développement. L’anomalie s’atténue progressivement vers les 2 mois d’âge. Vers les 6 mois, les yeux de l’enfant doivent reprendre leur position normale. Si ce syndrome neurosensoriel persiste des années plus tard, il y a lieu de s’inquiéter. Sachez toutefois que le strabisme n’est pas forcément permanent. Il peut n’apparaître que lorsque le sujet est distrait ou fatigué.

Traitements classiques de l’ésotropie

Pour combattre le strabisme convergent, il faut en connaître les causes. Il est vrai que l’on a affaire à un syndrome neurosensoriel complexe, mais ce n’est pas pour autant une fatalité.

La rééducation orthoptique constitue la forme de traitement habituellement appliquée. Elle concerne les muscles orientant le globe oculaire dans son orbite. L’objectif est la coordination de ce système oculaire avec celui de l’autre œil afin d’aligner les deux yeux. Les lunettes d’orthoptie comportent alors des prismes qui vont forcer l’œil anormal à travailler. Malheureusement le manque de connaissance concernant le lien existant entre les centres régulateurs mesendiencéphaliques de la base du cerveau et la motricité visuelle ne permet pas d’obtenir de résultats stables et satisfaisants et l’enfant finit malheureusement souvent sur la table d’opération.

L’opération : les cas de strabismes sont alors très souvent traités par la chirurgie et le résultat est très souvent satisfaisant mais purement esthétique. En effet après avoir effectué un bilan au sein de nos centras CeREN à l’aide du Diploscope TNS nous constatons toujours une neutralisation droite ou gauche c’est-à-dire une élimination de la capacité de l’œil strabique à voir une image en vision simultanée (1).

Il faut donc prévenir le risque d’amblyopie, c’est-à-dire la paresse de l’œil dévié. La vue du patient fonctionne, en effet, comme suit : en général, le sujet ne voit qu’une seule image, son cerveau supprimant l’image transmise par l’œil dévié. Par conséquent, ce dernier, inutilisé, tend à devenir « paresseux », c’est l’amblyopie. Le traitement habituel consiste alors à masquer l’œil sain afin de stimuler la vision de l’œil amblyope. Malheureusement cette façon de procéder ne permet pas de retrouver un fonctionnement synergique des centres régulateurs de la base du cerveau et lorsque les deux yeux doivent à nouveau travailler ensemble, le coté le plus fort tend à prendre à nouveau le dessus sur le côté le plus faible

Autres traitements : outre les différents moyens thérapeutiques cités plus haut et qui s’avèrent souvent peu efficaces, l’injection de toxine botulique dans les muscles oculaires est parfois proposée aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte. La solution, pour le premier, va être injectée sous anesthésie générale, tandis que l’anesthésie locale fera l’affaire pour le second. Bien entendu, toutes les interventions vont être assurées par un spécialiste, en l’occurrence l’ophtalmologue.

Comment venir à bout du strabisme grâce au Training Neuro Sensoriel méthodes et techniques Georges Quertant et Frank Giraudeaux

Grace au contrôle et à la rééducation de plus de 6000 mouvements oculomoteurs le Training Neuro Sensoriel vous permet de retrouver une vision simultanée (1) et binoculaire (2) parfaite et donc de venir à bout de la plupart des strabismes, et ce, de manière définitive.

Il est triste de constater que cette possibilité existe depuis plus d’un siècle grâce au Docteur Ambruster (3) qui perfectionna le diploscope de Remy, appareil destiné à dépister les simulateurs au service militaire. Dans son ouvrage de 1909, il décrit précisément comment rééduquer les strabismes et les anisométropies.

Cet appareil fut ensuite perfectionné par l’inventeur et Pédagogue Français Georges Quertant entre 1914 et 1942 puis par les centres CeREN ces dernières années.

Il est important de comprendre que le strabisme repose sur une dyssynergie (4) des centres pairs régulateurs de la base du cerveau amenant progressivement le coté le plus fort à éliminer et à prendre le dessus sur le côté le plus faible entrainant ainsi progressivement un œil à prendre le dessus sur l’autre œil. Parfois, l’œil faible devient amblyope c’est-à-dire progressivement aveugle.

Dans ce cas extrême, l’appareil préparatoire Diploscope « TNS Belenos » permet de faire travailler intensément l’œil faible seul puis les deux yeux ensemble en vision simultanée puis en vision simultanée et binoculaire de manière très progressive grâce à un très grand nombre d’images géométriques utilisées soit en mouvement, soit fixe. Le sujet retrouve ainsi petit à petit un bon fonctionnement synergique des centres pairs et donc des deux yeux. La rééducation se poursuit ensuite progressivement sur les autres appareils et lorsque le sujet atteint un certain niveau de rééducation, il devient alors impossible pour l’ophtalmologue de détecter la moindre trace de strabisme.

Il ne s’agit évidemment pas d’un miracle, car cet état n’est que le résultat de la rééducation de plusieurs milliers de mouvements oculaires d’une amplitude 80000 mm à 2CM contrôlés par 16 pairs de muscles, 18 pairs de nerfs et 19 centres pairs et 1 centre impair (Hypophyse) de la base du cerveau.

Il est important de noter que le sujet obtiendra également des bénéfices spectaculaires sur le plan sensoriel végétatif et psychique avec l’élimination de la plupart des troubles fonctionnels pouvant empoisonner sa vie.

Il serait souhaitable au 21ème siècle de revenir à une compréhension synthétique du fonctionnement du corps humain et de ne plus le considérer comme un assemblage de pièces détachées que l’on traite indépendamment les unes des autres. Cela permettrait d’éviter la médiocrité des résultats obtenus dans le traitement classique des troubles fonctionnels dans lequel nous pouvons inclure le strabisme.

(1) Vision simultanée : quand les deux yeux voient chacun un objet différent.
(2) vision binoculaire : quand les deux yeux voient le même objet.
(3) Docteur Armbruster auteur de : Le diploscope et la correction des anisométropies et des
strabismes (APPLICATION MEDICO-LEGALES) 1909 PARIS GIROUX EDITEUR .
(4) Dyssynergie : les centres pairs de la base du cerveau ne fonctionnent pas ensemble en synergie, un coté prend alternativement le dessus sur l’autre côté.

Frank Giraudeaux
Diplômé de l’Université de Psychologie de Reims
Fondateur de CeREN et du Training Neuro Sensoriel

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